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thécaire en e-veille

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samedi, mai 24 2008

En route vers de nouvelles aventures !

Mi-blog, plate-forme d'hébergement de Madame Thécaire, avait totalement disparu durant des jours et des jours. J'ai pas du tout apprécié !

Compte tenu du fait que je suis devenue une accro du blog, j'en ai donc ouvert un autre ailleurs le 11 mai : Le bibwebzine. J'en ai profité pour changer d'identité - appelez-moi Nannybib ! Il s'agit d'une nouvelle aventure : j'ai invité des copines et des copains à participer à ce nouveau blog, qui est ainsi devenu collectif. Cela accroît la richesse de son contenu (actuellement 3 auteurs réguliers, pour une moyenne de 3 posts par jour ; le nombre d'auteurs va certainement augmenter).

Je me retrouve donc avec deux blogs, moi qui n'en avais aucun il y a cinq mois. C'est malin ! Je ne sais pas encore ce que je vais faire de Thécaire en e-veille.


samedi, mai 3 2008

Nano et l'oiseau

Alors que je me laissais bercer par les notes de l'accordéon sombre, quasiment mystique, de Nano (Arnaud Méthivier) dans son nouvel opus L'écorce, un merle s'est perché tout près de ma fenêtre. Son chant clair et élaboré s'est mêlé à la mélodie, comme s'il invitait le musicien à s'associer à lui pour séduire merlette. J'ignore si les oiseaux sont sensibles à la musique des hommes, s'ils aiment particulièrement les sons très graves au violoncelle et à l'accordéon. Peut-être ce merle s'était-il posé là par hasard, mais l'effet était vraiment magique !

Quoi qu'il en soit, L'écorce (dédié à la Corse et aux Corses), en bacs depuis quelques semaines, est une pure merveille, un OMNI (objet musical non identifié) à écouter tout en lisant les poèmes en corse du livret.

vendredi, mai 2 2008

Jouvence

Tordue de rire, hier en écoutant "C dans l'air" sur Arte (thème : le vieillissement et tous les trucs trucs pour y faire face) : Jeanne Calment a dit un jour à un journaliste "De toute ma vie, je n'ai jamais eu qu'une ride et je suis assise dessus !"

jeudi, mai 1 2008

Unissasi laulelet

Cet été, on pourra voir The Do (normalement il faudrait un O barré, mais je n'ai pas ça...) dans la plupart des grands festivals. Leur album, "A mouthful", sorti en janvier, connaît un joli succès. Bravo à Olivia B. Merilahti et Dan Levy !

Ce qui est plus inattendu, c'est que grâce à cet album on peut s'initier aux sonorités du finnois en écoutant la chanson "Unissasi laulelet" - en fait, il me semble que c'est du finnois, mais je n'en suis pas totalement sûre ; ce qui est sûr, c'est que ça ne ressemble à aucune langue que je connais...

Voici les paroles :

"Aurinko nousi hiipien / Oksalla syntyi varpunen / Heräsin hetkeks : unissasi laulelet

Peilille näytit kasvosi / Ja peili hymyn heijasti / Lupasit laulaa kovempaa / Rakkauden pensaan istuttaa

Aurinko nousi hiipien / Oksalla syntyi varpunen / Heräsin hetkeks : unissasi laulelet

Tahditon tuuli kuiskasi / Korvaasi maailman ihmeitä / Levoton tuuli uteliaan korvaan / Meren pohjan salaisuudet paljasti

Aurinko nousi hiipien / Oksalla syntyi varpunen / Heräsin hetkeks : unissasi laulelet

Tarpeeksi kultaa löysit kait / Kyllästyit merten pohjiin kait / Akkiä usva hallayöt / Toivat maan päälle ensi jäät / Vaalean aamun poskessa / Taas laulet"

Mon correcteur d'orthographe n'apprécie pas du tout cette chanson, que je connais presque par coeur à force de l'écouter : il souligne tous les mots, cet idiot qui ne sais même pas qu'en finnois, on écrit exactement ce qu'on prononce (et réciproquement).

Quelqu'un aurait-il une idée du sens de ces paroles, afin que j'arrête de chanter sans savoir quoi ?

mercredi, avril 30 2008

Survivre sur la route

L'Apocalypse a eu lieu. Il y a plusieurs mois, plusieurs années. La terre n'est plus que désolation, paysages calcinés, air plein de vilaines cendres, villes et villages désertés, pillés, dévastés, végétation disparue. Seuls subsistent quelques humains réduits à une barbarie totale.

Sur la route, un père et son fils, jour après jour, essaient de rejoindre à pied un sud moins atteint par le désastre. Des centaines de kilomètres à pied, la pluie, le froid, la neige, la douleur, le danger toujours et partout. Mais avancer, avancer toujours en poussant un chariot qui contient un nécessaire de survie à géométrie variable. Ne pas mourir, surtout. Ne pas se faire surprendre par les barbares. Ne pas devenir de la viande pour les barbares. Ne pas tomber en esclavage.

La route de Cormac McCarthy (L'Olivier, 2008), élégamment traduit de l'américain par François Hirsch, a obtenu à juste titre le Prix Pulitzer 2007.

Extrait :

"Jadis, il y avait de cela très longtemps, quelque part tout près d'ici il avait vu un faucon descendre en piqué le long mur bleu de la montagne pour plonger sur une volée de grues sauvages et de la pointe de son bréchet briser celle du milieu et l'emporter pantelante et désarticulée en bas vers la rivière avec son plumage défait et hirsute flottant derrière elle dans l'air immobile de l'automne.

L'air granuleux. Ce goût qu'il avait ne vous sortait jamais de la bouche. Ils restaient debout sans bouger sous la pluie comme des animaux de ferme. Puis ils repartaient, tenant la bâche au-dessus de leurs têtes dans le morne crachin. Ils avaient les pieds mouillés et transis et leurs chaussures partaient en morceaux. A flanc de collines d'anciennes cultures couchées et mortes. Sur les lignes de crête les arbres dépouillés noirs et austères sous la pluie."

P'tit noir

A regarder avant de se risquer au premier petit café du matin, un clip assez génial réalisé par Oldelaf et Monsieurd.

vendredi, avril 25 2008

Exclusion médiatique

Ma bibliothèque vient de s'abonner à Pref Mag. Lu dans l'édito du n° 24 (janvier-février 2008) : "La crise actuelle des banlieues est le symptôme d'un échec de société et celui de toutes les politiques menées depuis 2000. C'est autant la conséquence de l'exclusion sociale que de l'exclusion éducative et culturelle. Il faut qu'une bibliothèque brûle pour que l'on s'en émeuve."


Ce point de vue sur les banlieues, on aurait pu le trouver à peu près partout, depuis TF1 jusqu'aux colloques de chercheurs de disciplines diverses. Il est largement partagé, extrêmement consensuel. Il correspond (mais seulement partiellement, selon moi) à la réalité. Les discours misérabilistes, j'en suis gavée.

Hier et avant-hier, dans ma bibli de banlieue, nous avons eu l'immense bonheur d'accueillir un violoniste chinois surdoué de 14 ans, Chi Li, qui enregistre actuellement l'intégralité des sonates d'Eugène Isaÿe. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler sur ce blog. La rencontre tous publics de mercredi après-midi a réuni une soixantaine de personnes - la petite salle d'animations était bien pleine... Les plus jeunes avaient 5-6 ans, les plus âgés plus de 100 ans. Jeudi, deux classes ont eu le privilège d'entendre Chi Li et son professeur Gilles Colliard jouer "en vrai" : une classe de cours préparatoire et une classe d'adolescents avec des handicaps mentaux légers.

Ce furent des moments denses, magiques, d'une qualité exceptionnelle, une vraie rencontre avec la musique. Et la musique "savante", en banlieue, ça marche ! La beauté, ça marche avec tous les êtres humains, pas seulement pour quelques happy-fews!

Ce matin, déception : dans le quotidien local, une pleine page sur Chi Li, une photo de lui au milieu des rayonnages de livres, une photo de Gilles Colliard, une interview de Chi Li réalisée à la bibliothèque... mais à aucun moment il n'est fait mention du fait que tout cela a eu lieu dans cette bibliothèque-là. Comme si un événement culturel exceptionnel ne pouvait pas, ne devait pas avoir eu lieu justement dans cette bibliothèque-là. D'une certaine manière, cet article est mensonger.

Quand on parle de banlieue, c'est à la rubrique faits divers, pas en page culture, n'est-ce pas ? Puisqu'on vous dit que la culture n'existe pas en banlieue, lorsqu'il y en a elle tombe de manière très naturelle dans l'oubli médiatique.

Je bous. Heureusement, je suis en vacances ce soir. Cela me laisse une semaine entière pour décolérer.

jeudi, avril 24 2008

007 revient !

Mai 2008, ce n'est pas seulement le quarantième anniversaire de mai 68. C'est aussi le centième anniversaire de Ian Fleming, géniteur de "Bond. James Bond". Histoire de fêter ça dignement, ses descendants ont demandé à Sebastian Faulks d'écrire une nouvelle aventure du héros - publication programmée pour très bientôt chez Penguin sous le titre Devil may care. Plus que 33 jours à attendre !

La traduction en français est annoncée pour juin. De la lecture pour la plage...

Les fans un peu intellos auront aussi plaisir à lire James Bond (2)007 : anatomie d'un mythe populaire, publié chez Belin en 2007 sous la direction de Françoise Hache-Bissette, Fabien Boully et Vincent Chenille. Cet ouvrage présente une grande partie des communications présentées à l'occasion du colloque "James Bond (2)007. Histoire culturelle et enjeux esthétiques d'une saga populaire", qui s'est tenu à la BnF en janvier 2007. Et pan sur les doigts des cultureux snobs qui méprisent mon héros préféré...

mercredi, avril 23 2008

Vacuoles

Deleuze encore et toujours, in Pourparlers :

"(...) le problème n'est plus de faire que les gens s'expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. Les forces de répression n'empêchent pas les gens de s'exprimer, elles les forcent au contraire à s'exprimer. Douceur de n'avoir rien à dire, droit de n'avoir rien à dire, puisque c'est la condition pour que se forme quelque chose de rare ou de raréfié qui mériterait un peu d'être dit. Ce dont on crève actuellement, ce n'est pas du brouillage, c'est des propositions qui n'ont aucun intérêt."

mardi, avril 22 2008

Trop belle, Zoé Bell !

D'habitude, j'aime vraiment pas les films violents, en particulier ceux avec un serial killer psychopathe, ça me fout vraiment trop les jetons...


J'aime pas les films violents, sauf, bizarrement, ceux de Quentin Tarantino, avec ses nanas délurées et courageuses, qui n'ont vraiment peur de rien et surtout pas des mecs serial killers psychopathes.

J'avais raté Boulevard de la mort au cinoche. Ma bibliothèque vient de l'acheter en DVD ; je me suis donc précipitée dessus. C'est violent, hyper excessivement violent, mais y'a vraiment du spectacle ! Les minettes, c'est pas des moitiés de femmes !

Zoé Bell, c'est la cascadeuse qui doublait Uma Thurman dans Kill Bill. Là, elle joue le rôle... d'une actrice cascadeuse, et de la cascade, y'en a ! Du grand art ! Ce qui est drôle, c'est qu'elle a refusé d'être doublée pour ce rôle.

Autre plaisir du DVD : les 80 minutes de bonus sur les coulisses du tournage, Tarentino bien collé au plafond, les actrices, les véhicules diaboliques.

samedi, avril 19 2008

Envie de rire

Piqué sur le blog de djidjirocklittlegoth.


Je la trouve excellente !








mercredi, avril 16 2008

Un peu... mais pas trop !

Une petite dame assez âgée s'approche : "TRRRouvez-moi un beau RRRoman d'amouRRR. Un peu... vous savez...? mais pas tRRRop quand même, hein !"

Accent du sud, R très roulés, visage très souriant.

J'essaie de lui faire préciser son cahier des charges. Surtout pas un roman historique. Pas une histoire qui se passe pendant la guerre. Une belle histoire, bien écrite. Pas trop moderne, mais un peu. Surtout, des scènes d'amour, mais pas trop crues : "J'aime pas quand ils montrent tout". Je lui propose que nous regardions ensemble une bibliographie "romans d'amour" établie récemment par des collègues. Elle ne veut pas. Ce qu'elle veut, c'est que JE l'aide à trouver SON livre : "Vous devez bien en connaître, vous !"

Elle précise : "Une fois, une bonne soeur m'en a fait lire un. Elle était bien coquine, celle-là". Ah ouais ? Je me branche sur ce qu'elle dit, tente d'entendre ce qu'elle ne dit pas. Pendant que nous nous promenons ensemble entre les rayons, je fais des fouilles dans ma mémoire. Qu'est-ce qui pourrait bien lui plaire ?

Soudain, elle tend le bras, attrape un livre en rayon, me remercie... et part vite le faire enregistrer. J'ai envie de la suivre pour voir ce qu'elle a choisi ; je me l'interdis. Pourquoi, parmi les milliers de livres à sa disposition, a-t-elle pris celui-là ? Lequel, d'ailleurs ? Qu'a-t-elle repéré au dos de ce livre ? Quel petit signe a pu rencontrer ainsi son désir ? Les couleurs ? L'épaisseur ? Un mot capté plus ou moins consciemment ?

Il est où, le coeur du métier ? Je me le demande, un peu... mais pas trop !

mardi, avril 15 2008

Alors là, pas d'accord !

Voilà, dès que quelque chose fait plaisir, y'a tout de suite quelqu'un pour dire que c'est mauvais pour la santé ! Il paraît que des blogueurs sans modération seraient morts de ça, que d'autres seraient devenus insomniaques ou obèses...

Franchement, y'en a marre des tristes !

Ou alors c'est de l'ironie - quelquefois je prends les choses au premier degré...

Moi, les blogs, je trouve que ça favorise le transit dans les boyaux de la tête : comme dit la pub "ce que ça fait à l'intérieur se voit à l'extérieur".

Bloguons, buvons, fumons, mangeons du non allégé, faisons la sieste en plein soleil, marchons sous la pluie, n'ayons peur de rien !

Musique vivante à la bibli

Y'a pas que le rap dans les zones urbaines sensibles !

Grâce à un partenariat entre la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges et le Centre culturel de Rencontre de La Borie, la bibliothèque du quartier de Beaubreuil accueillera mercredi 24 avril à 15 h un jeune violoniste chinois surdoué, Chi Li, et son professeur Gilles Colliard. Ils investiront l'espace avec des sonates du compositeur belge Eugène Ysaÿe, également violoniste et chef d'orchestre.

Alors, bienvenue à tous ceux qui voudront venir écouter de la musique à la bibliothèque de Beaubreuil mercredi prochain !

lundi, avril 14 2008

Si loin la Sibérie

Quel bonheur de découvrir (après des mois de littérature tombe-des-mains-avant-la-30ème-page) à la faveur d'un dimanche très pluvieux, le dernier roman de Michèle Lesbre, Le canapé rouge (éd. Sabine Wespieser, 2007) !

Un roman ferroviaire : la narratrice, Anne, laisse vagabonder ses pensées à l'occasion d'un voyage en Transsibérien pour rejoindre Gyl, un homme qu'elle a aimé et que finalement elle ne retrouvera pas. Tout la ramène vers sa voisine et complice, Clémence, une vieille dame facétieuse assise sur son canapé rouge, à laquelle elle lisait régulièrement des récits liés aux vies de femmes libres (Olympe de Gouges, Milena Jesenska, Marion du Faouët,...). Amour, présent et passé se font écho lors de ce voyage, sur fond de Russie post-soviétique.

Un livre tendre, lumineux et délicat, à ne pas rater.

Deux petites phrases pour donner envie de le découvrir : "Je m'oubliais, ou plus exactement j'étais happée, étourdie, enivrée par cette sorte de solitude qu'engendre le voyage, cet oubli momentané des habitudes, des repères" (p. 37) ; "N'avez-vous jamais croisé de ces êtres qui semblent ne pas se trouver sur votre chemin par hasard, mais par une sorte d'évidence si bouleversante que votre existence en est subitement transformée ?" (p. 52)

Et quelle joie ! Il me reste à découvrir les autres romans de Michèle Lesbre : Boléro (2003), Un certain Felloni (2004), La petite trotteuse (2005) chez Sabine Wespieser ; Nina par hasard (2001) au Seuil ; Que la nuit demeure (1999), Une simple chute (1997), Que la nuit demeure (1999) chez Actes Sud Babel noir.

samedi, avril 12 2008

Que de la zik !

Les discothécaires ont de bonnes vibrations. Good vibrations, le blog d'un discothécaire musicien, auteur-compositeur-interprète, a vu le jour il y a une semaine. Rien que des coups de coeur et des choses qui font du bien aux oreilles, rien d'autre que du subjectif sincère. Tout un programme... Faut dire qu'il sait de quoi il parle : pour lui, la musique, c'est au boulot, avant le boulot et après le boulot, 24 heures sur 24, quoi !

Alors, longue vie à cette "boîtazic" !

Yael a l'R sensuel

Complètement sous le charme, j'écoute en boucle l'album de Yael Naim, une petite merveille où elle chante en hébreu et anglais. Je m'entraîne à trouver le point d'articulation de ses R, qui ressemblent à la naissance d'un ronronnement délicat.

Durant les mois qui viennent, on pourra la voir à plein d'endroits : au Printemps de Bourges le 17 avril, cet été aux Francofolies, aux Vieilles Charrues, à Munich, Cologne, Berlin,...

Shalom Yael !

vendredi, avril 11 2008

"Les années" d'Annie Ernaux

Dans le dernier livre d'Annie Ernaux, paru chez Gallimard en début d'année, j'ai relevé deux passages qui me semblent porteurs de pistes pour regarder l'aujourd'hui :

- p. 39 (années 50) : Les gens se déplaçaient à pied ou à bicyclette d'un mouvement régulier, les hommes les genoux écartés, le bas du pantalon resserré par des pinces, les femmes les fesses contenues dans la jupe tendue, traçant des lignes fluides dans la tranquillité des rues. Le silence était le fond des choses et le vélo mesurait la vitesse de la vie.

- p. 182 (années 90) : L'anomie gagnait. La déréalisation du langage grandissait, comme un signe de distinction intellectuelle. Compétitivité, précarité, employabilité, flexibilité faisaient rage. On vivait dans des discours nettoyés. On les écoutait à peine, la télécommande avait raccourci la durée de l'ennui.

jeudi, avril 10 2008

Voler ou emporter ?

Un pré-ado a été surpris par une collègue alors qu'il sortait de la bibliothèque avec un CD (sans boîtier) non enregistré sur sa carte. Tentative de vol ? Peut-être. Mais un petit doute tout de même, ce jeune étant un nouveau venu. Pour les gens qui entrent dans une bibliothèque sans en connaître les règles implicites, celles-ci n'ont rien d'évident.

Moment de vie qui remonte à une dizaine d'années, juste après l'ouverture de la grande belle bibliothèque multimédia du centre ville :

Une vieille dame me dit un jour :

"Je ne savais pas qu'il fallait faire écrire les livres qu'on emportait.

- ...???... Que voulez-vous dire ?

- Oui, on m'a dit qu'il fallait les faire marquer.

- Effectivement, vous devez les faire enregistrer sur votre carte pour les emprunter.

- Les autres fois, je ne l'ai pas fait.

- ...??? Et ça n'a pas sonné quand vous êtes sortie ?

- Si, mais personne ne m'a rien dit.

- Vous avez fait ça plusieurs fois ? Et vous les avez ramenés ?

- Oui oui, à chaque fois. J'avais pas compris qu'il fallait qu'ils soient marqués. Et après, je les ai remis.

-  Vous avez réussi à les remettre à leur place ??  La bibliothèque est très  grande, non (15000 m2) ?

- Oui oui, je les ai reposés à peu près. C'est vrai qu'on s'y perd, ici.

mercredi, avril 9 2008

Si ça continue, on pourra plus buller

Chez mon buraliste, le prix des Malabar vient de passer de 10 à 15 centimes. Je m'insurge ! Ca fait trop cher la bulle ! Perfidement, je me dis qu'il sera bientôt plus cher de manger des saloperies que de fumer...

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