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thécaire en e-veille

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mardi, avril 8 2008

Envie d'ailleurs

Photo, prise en septembre dernier, du tramway qui longe toute la baie de La Corogne



Et si on apprenait le tibétain ?

Apprendre la langue d'un peuple opprimé, un nouveau mode de résistance ?

La méthode de tibétain de l'Asiathèque est l'outil idéal pour découvrir cette langue appartenant à la famille tibéto-birmane (qui comprend environ 250 langues parlées principalement dans l'Himalaya, sur le plateau tibétain et dans les régions proches du Mékong et de la Salween). Le manuel de 567 pages, accompagné de 2 CD, replace la langue dans son environnement naturel et permet de découvrir des éléments fondamentaux de la civilisation tibétaine et du bouddhisme vajrayana.

Le tibétain a un lien de parenté avec le chinois. Il est, dans sa syntaxe comme dans son vocabulaire, assez différent des autres langues parlées dans la région : chinois, hindi, népali, mongol, langues turques (ouighour, kazadh, tatar, etc.).

Dans l'alphabet tibétain, les lettres n'ont pas de nom, mais à chacune correspond une symbolique précise dans le bouddhisme tibétain.

On pourra aussi se référer au site québécois l'Aménagement linguistique dans le monde pour situer cette langue (parlée par 2,5 millions de locuteurs), dans son environnement historique et politique. Sur le catablog, on trouvera aussi des infos sur la littérature et des publications récentes concernant le Tibet.

lundi, avril 7 2008

Etre séduite

Alors que je passais près d'un chantier, un grand black très beau m'a interpelée : "Vous avez vos papiers, Madame ?". Puis il est parti d'un grand éclat de rire qui a dévoilé des dents très blanches et une langue toute rose qui dansait de joie dans sa bouche.

Détourner ainsi une pratique policière pour en faire un instrument de séduction, j'ai trouvé ça vraiment classe !

samedi, avril 5 2008

Résister

Roger-Pol Droit, 101 expériences de philosophie quotidienne

(Odile Jacob, 2001)

Extrait du chapitre 25, "S'amuser comme un fou"

(...)

"Essayez donc d'être critique, chroniqueur, écrivain, romancier, artiste, cinéaste, musicien, bateleur, quelque chose de ce genre. Simplement décalé. Faites votre possible pour perturber votre époque. Ne rêvez pas de bouleverser l'histoire, semez de petites pagailles là où vous êtes. Désorganisez les plans, créez de l'inattendu, défaites les prévisions. Traversez obstinément la société sans obéir, au fond.

Vous devez évidemment vous soumettre à des consignes, des pouvoirs. Il n'est pas exclu que vous deviez ramper, par prudence, par lâcheté, ou même par pure flagornerie, devant tel ou tel puissant. Décidez que cela n'a aucune importance. Vous pouvez courber l'échine, par tactique, parfois, si vous êtes absolument sûr qu'en vous, résolument, quelque chose ne plie pas.

Préservez avec soin, et à long terme, votre espace de manoeuvre. Sachez agir de biais. Manoeuvrez comme le fou aux échecs : surgissez systématiquement sur une case en diagonale. Pratiquez le pas de côté, la marche en crabe, les chemins de traverse. De jour en jour, sans coup férir. Prenez l'habitude de chercher, pour toute question, la réponse la plus incongrue, celle qui semble la moins adaptée. De temps à autre, mettez-la en pratique. Et voyez ce que ça donne."

(...)

vendredi, avril 4 2008

"Crucifiction" : certains n'apprécient pas

En marge de l'exposition "Traces du sacré" qui ouvrira ses portes le 7 mai au Centre Pompidou, Mouvement ("l'indisciplinaire des arts vivants") consacre son n° 47 (avril-juin 2008) au nouvel esprit du sacré.

En couverture, "Crucifiction", une oeuvre du collectif de plasticiens Tarooop&Glabel. Elle n'est pas du goût de tous, ainsi qu'on pourra le lire ici !

Pas de poisson d'avril à la journée d'étude de l'ADBGV...

Ci-dessous quelques notes prises le 1er avril lors de la journée d’étude organisée à Orléans par l’ADBGV, sur le thème « De l’utilité des bibliothèques publiques »

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>>>>>> DE LA MISSION CULTURELLE A LA FONCTION SOCIALE

        - Claude Poissenot, sociologue

        « Penser autrement la bibliothèque et ses missions »

(Cf. son site)

Remarque préliminaire : la hausse de fréquentation mise en avant par l’enquête CREDOC n’est pas documentée par d’autres sources.

Il faudrait se demander « comment sont les gens ? », plutôt que « comment devrait être le public ».

L’individu subjectif se pose comme étant « déjà-là » et veut être reconnu pour ce qu’il est ; si la bibliothèque essaie de transformer les usagers, elle n’est pas en phase avec ce désir. La question de la reconnaissance est particulièrement importante (gays,…).

Il est autonome et revendique le droit de choisir ses appartenances, ce qui est Incompatible avec l’idée d’une prescription, qui « ne marche que pour ceux qui sont d’accord ».

Il se veut libre et s’accommode mal des contraintes d’usage (inscription, horaires, dates de retour,…). Cf. le succès du wifi dans les bibliothèques qui le proposent.

Il cherche à s’inventer lui-même et s’attend à ce que la bibliothèque reconnaisse ses appartenances groupales. Il entretient un rapport mitigé à l’héritage (cf. la question des jeunes et de leur place en bibliothèque).

L’individu est SINGULIER, mais il ne se veut pas SEUL, d’où l’intérêt pour les bibliothèques de mettre en exergue des références communes.

En bibliothèque, il y a trop souvent un décalage entre ce que l’on dit, ce que l’on fait et ce que l’on est. Il faudrait un discours clair sur des pratiques claires ; un « nouveau pacte » est à inventer.

       

        - Lise Bissonnette, Directrice générale de la bibliothèque et des archives nationales du Québec
        « Demain la bibliothèque »

Nouvelle tendance sociale : « l’individualisme grégaire ».

Bibliothèque de Montréal : 30 000 m2, 4 millions de documents, 2 200 places assises, budget 79 millions de dollars en 2008.

Trajet de la bibliothèque vers les fonctions sociales. Forte implication des milieux économiques et politiques. Au Québec, les communautés, très organisées, sont très présentes à la bibli.

Inquiétudes : le modèle américain, qui se répand de plus en plus, peut entraîner des dérives : virage utilitariste (cf. universités), risque de déclassement des fonctions culturelles des bibliothèques publiques.

Au Québec, la bibliothèque est devenue une alternative à un système scolaire et universitaire déculturé, une école libre dans la cité (id° Internet).

BIBLIOTHEQUE COMME LIEU LE PLUS DESIRABLE DANS LA CITE.

BIBLIOTHEQUE COMME LIEU DE RESISTANCE.

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>>>>>> L’USAGER ACTEUR DANS UNE BIBLIOTHEQUE ACCUEILLANTE ET OUVERTE

        - Frédéric Bergot (wiki-Brest) et Lionel Dujol (Everitouthèque)

        « La participation de l’usager »

La banque de prêt devrait devenir plus transparente.

Idée d’e-usagers. Actuellement, 600 contributeurs à Wiki-Brest

Blog comme outil de cohésion de l’équipe.

      

        - Bénédicte Gornouvel, Conservateur à la bibliothèque de Rennes Métropole

        « Un dimanche après-midi aux Champs libres »

La bibliothèque de Rennes se trouve dans un espace intégré qui offre des animations. Elle est ouverte tous les dimanches après-midi de 14 h à 19 h, du 1er octobre au 30 avril.

Gros succès : jusqu’à 4 000 entrées, + de 3 000 prêts par dimanche, mais pas de prestations particulières. Public différent des autres jours.

Pour le personnel des catégories B et C : au choix, heures récupérables ou rémunérées (1 heure = 1 h 40).

11 titulaires (dont un cadre « volant ») + 17 vacataires pour faire vivre les 7 espaces.

Les nocturnes (mardis jusqu’à 21 h) sont en revanche un moment creux.

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>>>>>> Table ronde « LA FONCTION DE DIRECTION DANS UNE BIBLIOTHEQUE A DIMENSION SOCIALE»

La fonction de diffusion de la culture est incluse dans une fonction plus large : le directeur gère un outil de mutualisation de la production culturelle.

Il/elle doit posséder 3 qualités : être sociologue, bon communicant, bon manager.

Le personnel doit être pris en compte en tant qu’acteur du système, au même titre que les élus, les partenaires, le public.

jeudi, avril 3 2008

Pas triste

Pas mal, la couverture du n° 908 de Courrier international !


Pas de beethoven dans ma bib'

Parfois, j'hurle devant ma télé. Puis je rhurle en écoutant la radio.

L'info sur le "mosquito" (traduction française un peu étrange : le "beethoven") n'aura sans doute échappé à personne ; même TF1 a fait un sujet dessus. Il s'agit d'un petit boîtier diffusant des ultra-sons perceptibles uniquement par les moins de 25 ans, un répulsif acoustique destiné à faire fuir les jeunes. Plusieurs ont déjà été installés en Grande-Bretagne et au Benelux ; selon PPD, avec son style inimitable, "en France cet outil existe déjà, mais de manière assez confidentielle".

En bibliothèque, il arrive que les jeunes gênent - j'ai entendu plusieurs fois des collègues dire "Ils dérangent NOS lecteurs" ; il est quelquefois difficile de faire cohabiter des usagers dont les désirs et les besoins divergent grandement. La question du bruit et du silence revient régulièrement sur les biblioblogs.

En ce qui me concerne, je suis heureuse de voir autant de jeunes d'un quartier classé en zone urbaine sensible fréquenter très régulièrement ma bib'. Même s'ils font du bruit et ont des pratiques que Michel de Certeau identifie comme du "braconnage". Ils m'appellent parfois Madame Bibliothèque, parfois Madame, parfois par mon prénom. J'aime parler avec eux, rire avec eux, j'apprécie leur sens de l'humour. Je serais vraiment triste de ne plus les voir.

Je me pose une question : de quel cerveau malade est sortie cette invention ?

N.B. : en ce qui concerne Beethoven, le vrai, on en a plein à la discothèque...

mercredi, avril 2 2008

Flou dehors


lundi, mars 31 2008

Quand les épreuves sont trop grandes

A chaque fois que quelque chose est trop grand pour moi, je reviens à l'Abécédaire de Gilles Deleuze, un DVD de "philosophie concrète" comme il aimait à présenter sa conception de la philo.

Une collègue vient de subir une opération lourde ; je ne supporte pas l'idée qu'un chirurgien lui ait arraché un morceau d'organe vital. Je hais les médecins et les chirurgiens !

J'ai revu et réécouté aujourd'hui Deleuze à la lettre "M comme maladie", dont j'extrais quelques phrases auxquelles j'adhère totalement :

"La manière dont les médecins manient leur pouvoir me paraît odieuse. En tant que médecins, ils sont odieux."

"Ils sont trop incultes."

"Ma consolation, c'est qu'ils gagnent beaucoup d'argent mais qu'ils n'ont pas le temps de le dépenser vraiment".

Il ajoute : "Il faut se servir de la maladie pour être plus libre".

samedi, mars 29 2008

Occitan, langue vivante

L'occitan et les autres langues régionales de France auront-t-ils un jour un statut équivalent à celui du catalan, du galego ou du basque en Espagne ? Y'a du chemin à faire, mais certains sont déjà en route !

Un colloque réunira les passionnés à l'Hôtel de Région de Limoges (87) les 23 et 24 mai, autour du thème "L'occitan, une langue du travail et de la vie quotidienne XII>XXiè siècles". A noter : les actes de ces deux journées seront publiées en 2009 dans les collections de l'Ecole pratique des hautes Etudes. (La superbe photo de l'affiche est de Patrick Fabre)


D'autre part, un ami bibliothécaire occitaniste m'a fait découvrir un excellent blog consacré aux langues et cultures minorées : mescladis e cops deula. Tout, dans ce blog, invite à lire, à réfléchir, à commenter. Je lui pique sans vergogne cette photo de plaque de rue prise à Tunis.


vendredi, mars 28 2008

P'tit déj'

Je suis restée perplexe, ce matin en prenant mon petit déjeuner dans un hôtel de Vendôme, devant un petit panneau qui disait "Il est prié de ne pas gaspiller".

jeudi, mars 27 2008

Droits d'auteur

Entendu hier soir au 19-20 (France 3), alors que j'étais dans un état d'attention flottante : "Les droits de l'auteur sont respectés, mais pas ceux de ses victimes". Gloups !!!??@!? C'est Carnaval, oder was ?

J'ai tendu un oeil et une oreille : en fait, l'auteur en question, c'était Michel Fourniret, largement connu en tant que "monstre des Ardennes". La personne qui parlait, dont je n'ai pas noté le nom, vient de publier l'histoire de son calvaire sous le titre Sous France.

Autre info, un peu plus tard : "Des victimes accusent le Docteur Job". Les dieux rigolent, ou quoi ?

Quelques minutes après : "La larme est injustifiée". Peut-être était-ce plutôt "L'alarme est injustifiée" ?

mercredi, mars 26 2008

Liberté ?

Pour les Chinois, la France c'est Fa guo, littéralement "le pays de la loi".

Pour les blogueurs, bloguer c'est s'ouvrir un nouvel espace de liberté (après avoir surmonté les quelques difficultés techniques que l'on rencontre au début...)

Mais, voilà, très vite se pose la question de ce que l'on a le droit de faire ou pas, juridiquement et moralement. Si je veux parler d'un livre, puis-je agrémenter mon billet d'une photo de sa couverture trouvée sur internet ? D'un extrait qui est là seulement comme une invitation à la lecture ? Puis-je parler des petits faits marquants de la vie quotidienne dans ma bibliothèque sans que ma collectivité en prenne ombrage ? Si des paroles ou des actes de la vie politique (= publique) me font réagir, ai-je vraiment toute liberté pour en parler sur mon blog ? Si je trouve une belle photo et si j'ai envie de la montrer (= offrir, en quelque sorte quelque chose qui ne m'appartient pas), je le fais ou pas ? Si je découvre un artiste que j'ai envie de faire connaître, comment le faire sans montrer ses oeuvres ?

D'autre part, que faire de certains commentaires haineux ou nauséabonds ? Les garder, en considérant qu'ils font partie de la vie du blog et que de toute façon ils ne sont que des révélateurs, des symptômes ? Les modérer a priori, décider de ce qui ne devrait pas défigurer mon blog ? Les supprimer après coup, au risque d'accroître le plaisir de leur auteur censuré ?

Toutes ces questions et bien d'autres (comme celle de l'anonymat), Liber Libri se les pose intelligemment et avec honnêteté.

A mon avis, il serait dommage que la bibliogosphère devienne un lieu lisse, consensuel, habité par la langue de bois et la peur de la Loi. Je préfère donc prendre donc le risque de traverser parfois en dehors des clous, sans oublier bien sûr de regarder à droite et à gauche - c'est mon côté Inspecteur Gadget.

mardi, mars 25 2008

S.O.S. point-virgule

Horreur : un signe de ponctuation est en crise, peut-être même en voie de disparition ; heureusement, un mouvement est né pour le défendre ! Et vous, l'utilisez-vous volontiers ?

A lire sur Rue 89, un article sur le point-virgule.

samedi, mars 22 2008

Vitalité de la langue

"Tel mot ressemble à une griffe, tel autre à un oeil éteint et sanglant ; telle phrase semble remuer comme une pince de crabe. Tout cela vit de cette vitalité hideuse des choses qui se sont organisées dans la désorganisation".


C'est de Victor Hugo, dans Les Misérables, cité par Lise Gauvin dans La fabrique de la langue : de François Rabelais à Réjean Ducharme, un livre passionnant dont je reparlerai dès que j'aurai fini de le lire.

vendredi, mars 21 2008

Municipales 2008 : un maire battu rencontre Allah

Bernard Murat (bleu), après deux mandats de maire à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) a été battu dimanche dernier par Philippe Nauche (rose).

Le quotidien régional La Montagne (édition de Brive), sans doute pour consoler le vaincu, lui a consacré hier une pleine page dans laquelle il a pu tout à loisir faire étalage de sa rancoeur. Rien de bien intéressant. Sauf une petite phrase qui peut faire bondir : "Inch Allah, comme on va dire maintenant à Brive".

Carton jaune, Monsieur le Sénateur ex-maire ! Carton rouge aux prochaines sénatoriales ?

De lien en lien...

La richesse de la blogosphère n'en finit pas de m'étonner. Je viens de découvrir à quelques jours d'intervalle deux blogs souriants et intéressants, dans des registres divers :

* le catablog, blog de Rincevent, consacré aux bibliothèques, à la bédé et au Tibet - ce blogueur se définit lui-même comme "jeune bibliothécaire un peu con", là, il se vante, j'en suis sûre...

* vocivelo, le blog de deux poitevins (dont une bibliothécaire) fous de bicyclette.

Faut que ça mûrisse

Entendu tout à l'heure, lors d'un stage de management sur l'optimisation du fonctionnement des services :

"Il suffit ensuite que chacun mature le projet".

Dehors, il pleuvait et il faisait vent.

jeudi, mars 20 2008

Question de perspective

Deux jours pour réaliser une vidéo de 5 mn et participer à la Battle 2008 organisée à l'occasion du festival de court-métrage Festiv'Art. Tel est le défi qu'a relevé un collègue disco-vidéothécaire avec un de ses potes, sur le thème de la perspective.

Et voilà le résultat : trois personnages, un huis-clos en extérieur, "Le Monde diplomatique", de nombreux quiproquos... et une Bobine d'or à l'applaudimètre.

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