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Mot clé - Philosophie

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mercredi, avril 23 2008

Vacuoles

Deleuze encore et toujours, in Pourparlers :

"(...) le problème n'est plus de faire que les gens s'expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. Les forces de répression n'empêchent pas les gens de s'exprimer, elles les forcent au contraire à s'exprimer. Douceur de n'avoir rien à dire, droit de n'avoir rien à dire, puisque c'est la condition pour que se forme quelque chose de rare ou de raréfié qui mériterait un peu d'être dit. Ce dont on crève actuellement, ce n'est pas du brouillage, c'est des propositions qui n'ont aucun intérêt."

lundi, mars 31 2008

Quand les épreuves sont trop grandes

A chaque fois que quelque chose est trop grand pour moi, je reviens à l'Abécédaire de Gilles Deleuze, un DVD de "philosophie concrète" comme il aimait à présenter sa conception de la philo.

Une collègue vient de subir une opération lourde ; je ne supporte pas l'idée qu'un chirurgien lui ait arraché un morceau d'organe vital. Je hais les médecins et les chirurgiens !

J'ai revu et réécouté aujourd'hui Deleuze à la lettre "M comme maladie", dont j'extrais quelques phrases auxquelles j'adhère totalement :

"La manière dont les médecins manient leur pouvoir me paraît odieuse. En tant que médecins, ils sont odieux."

"Ils sont trop incultes."

"Ma consolation, c'est qu'ils gagnent beaucoup d'argent mais qu'ils n'ont pas le temps de le dépenser vraiment".

Il ajoute : "Il faut se servir de la maladie pour être plus libre".

jeudi, mars 13 2008

Laboratoire

Je crée une nouvelle rubrique intimofessionnelle, que j'appelle "Expériences de philosophie quotidienne" en hommage à Roger-Pol Droit et en prolongement de son livre 101 expériences de philosophie quotidienne.

mardi, mars 11 2008

Espaces de nos solitudes

J'ai retrouvé un bout de papier sur lequel j'avais noté il y a longtemps une phrase de Gaston Bachelard, relevée dans La poétique de l'espace :

"Tous les espaces de nos solitudes passées, les espaces où nous avons souffert de la solitude, joui de la solitude, désiré la solitude, compromis la solitude, sont en nous ineffaçables".

Cela me fait penser à Gilles Deleuze, qui dit dans son Abécédaire : " Ce qu'un professeur peut enseigner de mieux à ses étudiants, c'est à aimer leur solitude".

A part ça, aujourd'hui est un jour sans couleurs. Le vent fait des vagues à la surface des flaques d'eau.

samedi, janvier 12 2008

Philosopher avec son corps

"Les philosophes s'exercent à penser quelque part entre la marche, la course et la danse, entre athlétisme et chorégraphie"

(Avital Ronell, in Art Press, déc. 2006)